Au XVIIIe siècle déjà, en France, la peine de mort est remise en question…
Dimanche, juillet 29th, 2012La naissance du courant abolitionniste
1764.
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Publication du traité “Des délits et des peines”, dans lequel Cesare Bonesana, marquis de Beccaria, s’interroge sur l’utilité et la justice de “cette profusion de supplices”. ” Si je prouve que la peine de mort n’est ni utile ni nécessaire, j’aurai fait triompher la cause de l’humanité “, lance Beccaria. Dans le contexte du Siècle des Lumières, l’opuscule a un retentissement considérable et marque la naissance du courant abolitionniste.
1791.
Au cours d’un débat sur l’élaboration d’un projet de code pénal est soutenu le premier projet d’abolition de la peine de mort en France. La Constituante le rejette mais décide de supprimer la torture : “La peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu’il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés” (loi du 6 octobre 1791 incluant le Code pénal). En outre, l’Assemblée uniformise les peines : “Tout condamné à mort aura la tête tranchée” ; cette disposition célèbre au style lapidaire demeurera dans le Code pénal français jusqu’en 1981.
4 Brumaire an IV / 26 octobre 1795.
Dans sa dernière séance, la Convention abolit la peine capitale pour la première fois en France, mais seulement “à dater du jour de la publication de la paix générale”.
Source: La documentation française (lire la suite)